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L'Europe de l'espace

Les États-Unis et l'ex-Union soviétique semblent se partager les activités spatiales mondiales, qu'elles soient scientifiques, militaires ou commerciales. Pourtant, quelques pays se sont orientés vers une autonomie spatiale, la considérant comme un élément déterminant de leur stratégie de développement économique.

En novembre 1965, la France devient la troisième puissance spatiale en plaçant sur orbite son premier satellite, A -1, par le lanceur Diamant, depuis Hammaguir, base militaire française dans le Sahara algérien. Cette base de lancement sera par la suite délaissée au profit du centre spatial de Kourou, en Guyane française. En 1970, le Japon et la République populaire de Chine accèdent aussi à une capacité de lancement indépendante avec la réussite des lanceurs Lambda 4 S et CZ -1 (pour Changzheng, signifiant «longue marche »). En 1971, la Grande-Bretagne rejoint le club des puissances spatiales avec le lancement du satellite Prospero depuis Woomera en Australie, à l'aide du lanceur Black Arrow. L'Inde, en 1980, montre qu'elle peut maîtriser la haute technologie en plaçant sur orbite un satellite à partir de la base de Sriharikota. Depuis, Israël et le Brésil ont eux aussi rejoint les puissances spatiales.

Cependant, le coût des programmes spatiaux et la volonté d'indépendance poussèrent un certain nombre de pays européens à former en 1975 un consortium baptisé Agence spatiale européenne (ESA, pour European Space Agency ), afin de permettre à de plus petits pays de participer à ces programmes. Si au début l'ESA a lancé des satellites avec des engins américains, à l'heure actuelle, elle utilise principalement le lanceur Ariane.



L'Europe de l'espace

Plusieurs nations européennes investissent dans la recherche spatiale, principalement dans la construction de satellites et le développement de projets de recherche sur orbite. Certains pays possèdent leurs propres agences gouvernementales, telles que le CNES pour la France, la DARA pour l'Allemagne ou encore l'ASI pour l'Italie. Treize pays européens se sont regroupés au sein de l'Agence spatiale européenne, à laquelle s'est joint, en 1978, le Canada. Parmi les réussites à porter au crédit de cette organisation, on peut citer la famille des fusées Ariane, le module Spacelab, embarqué à plusieurs reprises à bord de la navette spatiale, ou la sonde Giotto, lancée vers la comète de Halley.



Le lanceur européen Ariane

L'objectif principal de l'élaboration de la fusée Ariane était de doter l'Europe d'un accès indépendant à l'espace et d'une source de revenus. Ce lanceur s'est en effet imposé sur le marché spatial comme un engin fiable et capable de satelliser des charges utiles d'origines très diverses ; son exploitation commerciale est assurée par la société Arianespace.

Le lanceur se compose de trois étages : les deux premiers, à poudre, sont de fabrication française ; le troisième, à hydrogène, est une production allemande. Après un premier vol d'Ariane 1, en 1979, de nouvelles versions ont vu le jour : Ariane 2 et 3, et Ariane 4 depuis 1988. Depuis sa création, Ariane a réalisé un grand nombre de vols «sans faute » plaçant sur orbite des satellites d'observation tels que SPOT, ERS et de nombreux satellites de télécommunications. Désormais, le centre de Kourou, agrandi et modernisé, accueille les installations du nouveau lanceur lourd modulaire Ariane 5, qui comporte un étage principal cryotechnique flanqué de deux propulseurs à poudre et un second étage modulaire, à ergols liquides, qui était au départ prévu pour qu'y soit adapté l'avion orbital Hermès. La capacité d'Ariane 5 est de 6,8 t sur orbite géostationnaire. Un premier tir s'est déroulé le 4 juin 1996, mais les ingénieurs ont dû détruire le lanceur quelques minutes après le lancement. Un problème d'ordinateur et de gestion de vol seraient la cause de cet échec qui a reporté d'un an l'utilisation de ce lanceur.



La coopération internationale

Si l'ESA n'a pas encore réalisé son programme de vols habités, elle dispose d'un programme d'entraînement de spationautes, qui ont pu voler au cours de missions américaines et soviétiques. Ainsi, deux Européens ont participé à des missions de la navette avant l'accident de Challenger. Le pilote français Jean-Loup Chrétien a effectué deux séjours avec les cosmonautes, à bord de Saliout 7, puis de Mir. Son remplaçant, Patrick Baudry, embarqua en 1985 pour une mission d'une semaine à bord de la navette américaine. En 1991, la première spationaute britannique a effectué une mission à bord de Mir. En 1992, le français Michel Tognini réalisa une mission à bord de la station russe Mir, de même que Jean-Pierre Haigneré. En 1996, Jean-Jacques Favier, avec une mission à bord de la navette américaine Columbia, et Claudie André-Deshays, avec son séjour dans la station orbitale Mir, font partie de la longue liste des spationautes français. D'autres spationautes européens ont pu participer à cette aventure.



Les satellites européens

L'ESA a également réalisé un certain nombre de satellites d'applications. Le programme Météosat, lancé en 1977, assure un contrôle météorologique à partir d'une orbite géosynchrone. Les programmes de satellites européens de communications en cours (ECS, European Communication Satellite ) et leur version maritime (Marecs ) font appel à une technologie de communications très développée. Ces satellites sont exploités par des organismes internationaux comme Eutelsat (pour les ECS ) ou Inmarsat (International Maritime Satellite Organization, ou Organisation mondiale de communications maritimes ). Il faut enfin citer SPOT et ERS, deux réussites technologiques dans le domaine des satellites d'observation de la Terre. ERS -1, doté d'un radar à résolution de 25 m, permet d'observer toute une gamme de phénomènes dynamiques : vagues, marées et courants.

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